Bonjour à tous ! Alors voilà, que serait un groupe de musique sans paroles de chansons ?
Je vais donc vous présenter deux textes qui seront peut être mis en musique, dites nous ce que vous en pensez...
L'Etoile
-La destruction est l'âme de la raison-
Dans la nuit lente et taciturne,
Luisait une étoile.
L'inceste vulgaire de Saturne,
La terne essence du mal.
Cette pépite noire de lumière,
Animait mes convictions.
Elle étranglait mes prières,
Pour m'inculquer la destruction.
Dès lors, mes gestes furent sourds,
Mes yeux nourris de haine.
J'obeissait à l'amour,
Par le sang de ma reine.
Comme une couronne cynique,
Je portais l'âpre évidence.
Sur un trône archaïque,
Je régnais sur la violence.
-La destruction est l'âme de la raison, les cernes de la folie, la destruction-
Cette étoile, roche maladive,
Soufflait sur les braises de mon esprit.
J'errais, dans ma démarche plaintive,
Traquant la mort comme une envie.
La fin demeure inévitable,
Comme un livre qui se ferme.
La fin est une fable,
Que chacun écrit à terme.
Alors, je dansais sur cette frontière,
A la recherche de sa grandeur.
A la quête d'un second père,
Sensible à l'ode du malheur.
La destruction est l'amour véritable,
La fusion de chairs et d'idéaux.
L'harmonie de grains de sable,
Que le temps broie tel un fléau.
Alors l'étoile me guidait,
L'étoile me guidait...
-La destruction est l'âme de la raison-
-La destruction est l'âme de la raison, les cernes de la folie, la destruction-
Paradoxes
Je cuisine des champignons atomiques,
Je fleuris des tombes.
J'entasse de vieilles briques,
Sur des sables mouvants.
Je m'occupe des tremblements de terre,
Avec médicaments.
J'espère d'immenses éclairs,
Au chocolat.
Je cultive mes paradoxes,
Dans un petit potager,
Scrutant l'équinoxe,
D'un été frileux.
Je fais du pliage papier,
Pour construire un chêne,
Me rêve prisonnier,
De tes cellules grises.
Je marche, je zone,
Dans l'aréa 51.
Je recherche cette none,
Qui offre ses services.
L'araignée au plafond,
A fait des petits,
Une idée noire répond,
A une nuit blanche.
Je me vois danseur étoile,
Dans le jour étourdissant.
Je lèverais les voiles,
A bord d'une péniche.
Je ferais poète,
Quand quelqu'un klaxonnera,
Et serais honnête,
Tel un politicien.
Je changerais la couche,
De mon fils Ozone.
Ferais la fine bouche,
Aux lèvres siliconées.
J'écrirais une lettre embrasée,
A l'alphabet grec,
Descendrais mes poubelles usées,
Avec un flingue.
Mon coeur n'est pas de marbre,
Tu sais,
Mon coeur n'est pas de marbre.
Rémi pour MAD-ID
Ps: Désolé pour les fans de Laris, mais toujours pas de photos de groupe avec lui. Pour la prochaine fois...